Blog/ Design to cost - Productivité/


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Etat de nos forces – Crise éco – Conseil d’Administration ce soir

Entre Vienne et Paris, il me vient à l’esprit que loin de nous bloquer, la tourmente financière qui règne doit nous inciter à nous adapter. Mais est-ce le bon moment pour créer de nouvelles implantations ? L’état de nos forces est excellent, tant sur le plan commercial (affaires en cours de négo et back log) qu’en termes de capacités de production. Notre portefeuille d’affaire est très diversifié, que ce soit pour les secteurs d’activité ou la typologie de clientèle (notre plus petit client est une PME de 25 personnes et le plus gros en compte 200 000). Dieu merci nous ne sommes pas une de ces SSII qui ne jurait que par les banques et qui pensent que l’industrie et les services non bancaires, c’est caca. Nous ferons en 2008 8% de notre CA avec des institutions bancaires et nous avons probablement encore 2% de notre CA qui est réalisé pour des fournisseurs des banques. Nos capacités sont optimalement employées aujourd’hui :

- Brasov : 97%

- Orléans : 90%

- Bucarest : 100%

- Chisinau : 94%

- Sibiu : 100%

- Iasi : 85%

Mais il faut s’empresser d’ajouter que ce taux global de facturation (94%) est obtenu alors que nous avons déjà recruté 100 personnes cette année et créé 80 postes. Iasi et Chisinau sont en pleine croissance. Iasi vient de signer deux projets qui vont mobiliser près de 30 ingénieurs dans les mois qui viennent et Chisinau s’apprête à renouer avec les signatures depuis que les locaux ont doublé. Conclusion : sur les moyens actuels, nous disposons d’une capacité de croissance de 40 collaborateurs à Chisinau et 30 à Iasi. Soit 70 collabs de production qui représentent donc un potentiel de croissance de 25% – sachant que Pentalog va encore réaliser une croissance organique de 50 à 60% cette année. Si rien ne changeait dans le système économique, et dans l’organisation de Pentalog, nous serions donc aujourd’hui parés pour gérer la croissance des 6 mois qui viennent… et je serai donc amener à faire grandir les moyens quoi qu’il en soit. D’un autre côté, gouverner, c’est prévoir… et prévoir, c’est anticiper. Chaque mois, de nouveaux clients potentiels nous soumettent des projets, allant de 150 000€ à plusieurs millions par an. Ce flux va-t-il s’arrêter, ou, au contraire, se développer ? Je parie sur le deuxième scénario jusqu’à la fin de l’année 2009. Pas parce que je pense que le biz global va se développer, mais parce que je pense que la recherche de réduction des coûts va s’intensifier, de même que l’aversion à la prise de risque dans les économies occidentales. 2009 sera l’année de la TMA offshore ! Après 2009, personne ne sait ce qui va se passer. Je m’aperçois par ailleurs que le message de « fournisseur global » est de mieux en mieux perçu par les clients. De très grands comptes prennent désormais contact avec nous en dehors de leur annuaire de sociétés référencées. Il y a deux semaines, un grand acteur du domaine automobile nous a invités à concourir sur un projet de testing de plusieurs dizaines de collabs impliqués. Cette entreprise nous a contactés, depuis son siège, implanté dans un pays où nous ne sommes pourtant pas présents. C’est un positionnement global qu’il nous faut aujourd’hui, dans une optique offshore renforcée. Vous me voyez venir là ? Plus que jamais j’accepterai que les membres du conseil remettent en cause la proposition que je vais leur faire ce soir. Pour moi, l’équation magique (après les 45 000 kms que je viens de faire en un mois) est la suivante :

Local France, UK, DE… (10%) + neashore villes de province de l’Europe de l’est (40%) + ultra low cost (50%).

Je crois qu’il n’y aura rien de plus efficace, ni de plus économique pour nous, comme pour les clients. Qui sera le premier à atteindre ce nombre d’or ? Qui aura les moyens financiers et l’énergie pour y parvenir ?

Posted on ven., 17 oct. 2008 11:51 by flasnier (1209 day(s) old)
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Commentaires sur cette entrée :

Déposé le sam., 18 oct. 2008 2:44 par Nicolas E.


Bel esprit de combativité ( dans le bon sens du terme ).
Effectivement, peut-être que la crise économique va permettre de “nettoyer” et de réorganiser le paysage des préstataires informatique ( et pas seulement informatique, d’ailleurs ). Ce qui est une très bonne chose. Ça va renforcer ceux qui ont une organisation et un modèle sain.

Je vois un 50% ultra low cost dans l’équation, une bonne nouvelle pour l’ASE? ;)

Déposé le sam., 18 oct. 2008 11:22 par fred


Bonjour Nicolas, encore un tout petit peu de patience…




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