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Offshore et rapport Euro / Dollar (86è épisode)

C’est drôle mais ce débat est gentiment en train de passer à la trappe, que ce soit dans la presse où dans le bureau des acheteurs… et pour plusieurs raisons. C’est une conversation avec un gros client, connaissant bien le sujet des transferts, qui m’amène à y revenir.Comme je me suis déjà exprimé moult fois sur le sujet, je vais aller direct aux conclusions : 

-          on ne parle plus de favoriser une zone d’investissement, sur des critères monétaires, quand la parité avec la monnaie de référence est redevenue stable. Or sil le débat disparaît aujourd’hui, c’est entre autre du fait que le dollar reste depuis une dizaine de semaines autour des 1,55 pour 1 euro. De plus la Fed et les candidats à l’élection américaine se sont désormais prononcés en faveur d’un dollar fort. Tout cela n’était que pure spéculation conjoncturelle de la part d’acheteurs un peu naïfs et de stratèges industriels farfelus. En aucun cas on ne peut baser un choix de prestation de services sur des critères monétaires, évoluant sur ces simples décisions de modification des taux de banques centrales.

-          comme je l’ai dit il y a plusieurs mois, les êtres humains ne sont pas des matières premières. Leur besoins vitaux restent les mêmes avec un dollar à 1,30 ou à 1,50. Leur désir de consommation et d’accomplissement d’eux-mêmes ne suivent pas les décisions de la FED et de la BCE. La conclusion que je pronostiquais s’avère exacte. Les pays « dollar » ont été soumis, les derniers mois à une plus forte inflation salariale que les autres.  Imaginez maintenant que le dollar remonte… scénario catastrophe pour tous ceux qui se sont laissés abuser par cette bêtise. Ils verront leurs coûts de production eu euros monter … après avoir passer les derniers mois à compenser la baisse des salaires et juguler du turn over en continu (l’augmentation des salaires pour compenser les problèmes monétaires ou l’inflation est une perte de productivité immédiate, sans appel et exponentielle). C’est la double peine ! 

ON NE PREND PAS LA DECISION DE PRODUIRE DES SERVICES DANS TELLE OU TELLE ZONE SUR DES CRTITERES MONETAIRES. 

La bonne décision en offshore est prise :

  1. sur des critères de formation et de compétence
  2. sur des critères culturels
  3. sur la performance des managers locaux
  4. sur des critères linguistiques
  5. sur des critères logistiques

Je ne vois qu’un seul niveau d’action en offshore, relativement à la monnaie. Il concerne la répartition, par zone monétaire, de la croissance des offshorers. Ainsi une entreprise disposant déjà d’un portefeuille d’activités dans les deux zones va surpondérer sa croissance en zone dollar lorsque le dollar baisse et vice versa (ce que nous avons fait en Moldavie en 2006-2007). Mais au moment où l’industriel ou l’éditeur de soft prend sa décision d’offshorer ou de créer son centre offshore, il peut être pratiquement certain  que la parité sur laquelle il a fait son calcul… s’apprête à changer. Le timing du plan de transfert d’une grande opération, ou de création du centre offshore n’est pas celui des banquiers centraux.

 CONCLUSION : ignorez ce critère

Posted on jeu., 19 jun. 2008 16:03 by flasnier (1329 day(s) old)
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