En Orient, sans l’être tout à fait : Tbilissi
La semaine dernière, Serghei et moi avons fait le choix d’une destination originale pour y faire une évaluation de capacité : Tbilissi.
Je lui ouvrirai d’ailleurs cette tribune pour que lui aussi vous confie ses impressions suite à cet intéressant voyage. Sans doute me faut-il avant d’ouvrir mon carnet de voyage, vous raconter comment nous est venue cette idée. En fait, c’est dans le bureau d’un responsable de filière francophone en informatique, en Europe de l’Est, que j’ai découvert qu’il existait une antenne de l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie) à Tbilissi.
Par ailleurs, Pentalog a décidé, il y a quelques mois, de se lancer dans la recherche de nouveaux sites offshore potentiels, si possible de culture européenne. Ainsi, un groupe d’étudiants nous a-t-il assistés dans la recherche de capacités en Russie. Notre cahier des charges, même s’il repose sur l’analyse pondérée de plus de 20 critères pourrait tout de même se résumer à la définition suivante : Quel est le lieu de culture le plus européen dans la zone dollar ? Là, nous semble-t-il, pourrait se cacher le « graal » de l’offshore européen. Pourquoi pas la Géorgie, d’autant plus s’ils ont des capacités francophones ? Bien sûr je reviendrai sur cette question, dans ce billet ou dans un autre.
Je commencerai par mes impressions générales qui, du reste, d’un bout à l’autre de ce court séjour (3 jours, 3 nuits), sont restées les mêmes. Tbilissi est une ville chargée d’histoire, d’un charme millénaire. Je dois dire que, si les géorgiens se sont attaqués sérieusement au business depuis l’éviction de ce vieux dictateur de Chevardnadze, il semble certain que le développement local ne se fait pas sans une harmonie avec l’incroyable passé du pays.
Je ne vais pas vous faire un cours d’histoire de la Géorgie, d’autant plus que Wikipedia l’a très bien fait. Disons simplement que la Géorgie est le plus vieil ensemble chrétien unifié (depuis 327) et qu’elle s’affirme comme un état nation depuis 1027. L’affirmation de la « Géorgiennetude » est naturellement perceptible un peu partout. Si je vous livre quelques exemples tout à trac, cela donne ceci :
La population se révèle très accueillante et hospitalière. Je ne sais pas combien
de fois nous avons pu être invités. Particulièrement quand nos interlocuteurs
comprenaient que nous arrivions de Moldavie, autre état de l’ex Union Soviétique,
qui lui aussi vit des relations parfois houleuses avec la Russie. Tiens, il
faudra que je revienne là-dessus aussi et complète ceci.
Je laisse pour l’instant à Serghei le soin de vous parler de ça.
Alors, qu’est-ce qu’un offshorer remarque, professionnellement, en arrivant
en Géorgie ?
Il remarque d’abord le nombre de restaurants équipés d’un groupe électrogène,
il remarque ensuite le décalage des voix sur son téléphone portable. Plus tard,
tout cela se confirme par l’absolue vétusté des équipements universitaires.
Soyons très clairs, que ce soit lorsque je suis arrivé en Roumanie en 1999 ou
en Moldavie en 2003, je n’ai jamais constaté un tel délabrement du cadre universitaire.
Je n’irai pas plus loin sur ce point.
Je dirai, sur le plan professionnel, que ce voyage nous a permis de comprendre
que la Géorgie ne peut pas, à l’heure actuelle, concurrencer la Moldavie, l’Ukraine
et moins encore la Roumanie. D’abord du fait des infrastructures techniques
(téléphone, électricité et internet), mais aussi du fait du niveau d’études
des étudiants qui n’ont pas accès à des masters de qualité localement.
Je tiens à rendre hommage à la qualité du travail de la filière francophone
et à les remercier de leur accueil. Artchil, William, Sébastien et les autres,
vous faites un super boulot. Mais comme il faut toujours savoir porter la critique…
je dirai qu’il est regrettable que l’action de la France s’arrête à la licence,
ce qui j’en suis certain, fait perdre beaucoup des efforts accomplis sur place
en terme de francophonie (par le passage dans d’autres masters ou le départ
vers d’autres pays). Concernant ceux qui vont faire leur master en France, les
meilleurs, je crains fort que nombreux sont ceux qui ne reviennent pas avant
longtemps. Cela me laisse toujours l’impression que la France ne va pas au bout
d’une noble mission qu’elle a pourtant initiée. Nous ne devons pas laisser l’impression
que nous ne faisons rien d’autre que chercher localement de bons étudiants destinés
à répondre aux enjeux démographiques de l’université française.
L’entreprise française que nous sommes, qui exporte ses services dans 5 à 10
pays pourrait permettre de capitaliser sur place ces ressources francophones,
en participant au développement d’une communauté d’intérêt culturelle et commerciale
en langue française. Notre agence de Bucarest en est le plus parfait exemple
puisqu’elle est maintenant à 50% consacrée au marché local.
Mais rien n’est perdu car Pentalog a le cœur vaillant. Dans les jours et semaines
qui viennent, nous mènerons une série de tests avec les étudiants de troisième
année et sur cette base, si les résultats sont bons, nous proposerons aux meilleurs
d’entre eux un stage d’initiation aux professions du conseil qui pourra se dérouler
soit en France, soit en Roumanie, soit en Moldavie… mais, de toute façon, dans
un cadre professionnel francophone.
La constitution d’un premier petit groupe de jeunes géorgiens nous paraît être,
dans un contexte local difficile, le meilleur moyen de faire un premier pas
sur la route de la soie, dans le Caucase. Nous irons simplement peut être un
peu moins loin que prévu initialement.
![]() Tbilissi est la ville des balcons |
![]() Serghei devant la nouvelle cathédrale de Tbilissi |
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![]() encore des balcons |
![]() Ma voiture de fonction du KGB |
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![]() avec les étudiants francophones |
![]() Taxi 4 et Travolta en géorgien ! |
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| Posted on lun., 30 avr. 2007 11:58 by flasnier (1222 day(s) old) | ||||||||
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Déposé le ven., 5 oct. 2007 10:13 par Le blog de l’outsourcing, de l’offshore, du nearshore et du local » Blog Archive » Roumanie-Nouvelle Zélande et France-Géorgie : Comment joindre l’agréable à l’agréable
[...] à Marseille pour France Géorgie avec Ludo, Aleth et Sophie. La Géorgie est une découverte récente pour moi. Mais quel peuple ! Quelle histoire ! Jouer au rugby avec les géorgiens, c’est retrouver [...]