Blog/ Offshore européen vs offshore mondial/


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Nouvelle visite en Ukraine

En septembre 2004, Serghei et moi faisions notre première et à ce jour unique visite en Ukraine (à part pour les vacances Serghei ;) ).

L’enjeu était alors de déterminer quel site accueillerait la troisième agence offshore de Pentalog. La compétition, à l’époque s’était faite entre Kiev, Phnom Penh (Cambodge) et Chisinau (Moldavie, finalement choisie).

A l’époque, les capacités francophones de la Moldavie nous avaient séduits, en dépit du très petit vivier de ressources humaines. Ce choix s’est avéré excellent par la suite.

Et l’ouverture d’une nouvelle agence à Pentalog est un processus qui relève un peu de l’attribution des JO. Au moins 20 critères sont passés au peigne fin avant de rendre publique la décision finale.

Aujourd’hui, il n’y a aucune urgence à choisir un nouveau site de production, à l’heure où le prochain (Iasi, Roumanie) est annoncé mais en plein préparatifs d’ouverture (début de l’automne).

Qu’est-ce qui nous pousse, alors, à retourner en Ukraine cette semaine ? D’autant plus que nous avions écarté ce pays à l’époque. Quelles avaient d’ailleurs été les raisons de cette décision ? En premier lieu, il y avait les langues ; aucun francophone ou presque, une anglophonie assez moyenne en comparaison de la Roumanie et un niveau technique bon, mais qui n’apportait rien de plus que ce dont nous disposions déjà. Enfin les Moldaves parlaient roumain et la communauté culturelle franco-roumano-moldave nous paraissait aller d’elle-même.

Aujourd’hui la problématique est différente, Pentalog semble bien s’enraciner dans une croissance élevée, qui se situe entre 20 et 50% par an depuis les 3 dernières années… croissance organique bien sûr. Ainsi, 33% de croissance en 2008, ça pourrait faire dans les… disons 60 personnes de plus. Ces soixante personnes doivent s’ajouter à la gestion des effectifs déjà existants… ce qui pourrait nous conduire à devoir recruter 80 personnes. Nous en avons déjà recruté 65 à fin-juin 2007. Poursuivre cet effort nous conduit à toujours avoir une ou deux cartes à abattre, qu’elle soit géorgienne, ukrainienne, russe ou vietnamienne.

Pentalog entend aussi continuer à respecter son principe de petits plateaux de production (limité chacun à entre 30 et 80 personnes), ce qui exclut une croissance uniquement basée sur les pôles actuels.

Par ailleurs, les contrats que nous gagnons maintenant occupent rarement moins de 5 personnes à l’année et peuvent monter à 20 ou 30 parfois. Autrement dit, un rythme de 33% de croissance, régulièrement soutenu, peut très vite passer à 50 ou 60% en cas de signature d’un seul très gros contrat… voilà dans quelle situation stratégique nous évoluons (nous venons précisément de signer un +76% de croissance trimestrielle) grâce à des effets de ce genre.

Mais alors pourquoi donc l’Ukraine deviendrait-elle d’un seul coup plus sexy ? A-t-elle changé tant que cela ? Non, ce qui a changé, ce n’est pas l’Ukraine, qui, bien que déployant un ambitieux programme de réformes, ne peut évoluer qu’au rythme où évoluent les nations. Ce qui a changé, c’est Pentalog.

En effet, il y a maintenant, grâce à l’apport de la filiale moldave, 50 russophones, tout aussi roumanophones qu’anglophones et francophones, qui peuvent nous servir de sas avec n’importe quelle ancienne RSS. Par ailleurs, avec 150 francophones aujourd’hui Pentalog peut commencer à sous pondérer un peu ce critère afin de faciliter les opérations de recrutement rapide.

Ce prochain mouvement, nous le ferons hors de l’Union Européenne, comme nous l’avons déjà fait en République de Moldavie, et comme nous pourrions le faire en Ukraine, en Géorgie ou au Maroc.

Il devra nous permettre, à l’heure où nous exportons de plus en plus de prestations hors de France (Allemagne, Belgique, Suisse… et Roumanie bien sûr), de nous positionner comme le véritable leader, en Europe, dans le mouvement de réduction et de contrôle des coûts d’informatique et de R&D.

Posted on lun., 2 jul. 2007 15:39 by flasnier (1682 day(s) old)
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