Blog/ Technologie et organisation offshore/


L'antiblog est un blog qui fonctionne à l'envers. Les articles publiés sont d'anciens posts diffusés sur ce blog il y a quelques mois. Ces articles font systématiquement l'objet d'une recontextualisation de contenus aussi bien au niveau International, qu'au niveau de Pentalog et proposent une revue de presse de l'époque. Retrouvez tous nos articles récents sur www.pentablog.fr

Une nouvelle variante de l’offshore : la poursuite de son client en zone offshore

Il y avait le client qui vous demandait de l’offshore, le client auquel vous proposiez de l’offshore… et depuis un an, nous rencontrons des clients qui nous demandent de les accompagner sur une zone offshore qu’ils ont déjà choisie. Le cas le plus célèbre aujourd’hui est probablement celui d’EADS, qui demande à de nombreux de ses fournisseurs de le suivre et de s’implanter à proximité de son site de Bengalore. 

En quelques semaines, j’ai été sollicité 2 fois pour des opérations de ce type dans des régions où nous n’étions pas préalablement implantés (mais dans un pays dans lequel nous sommes présents). Si nous choisissons de répondre, puis que nous remportons ces affaires, elles pourraient nous conduire à ouvrir deux nouvelles agences en Europe de l’Est et à y recruter quelques 60 collaborateurs de plus avant la fin du T1 2009. La question que je me pose est de savoir si, dans ces conditions, c’est encore de l’offshore ? En effet, s’il s’agit bien pour le client de l’aider dans sa recherche de diminution de ses coûts opérationnels, on peut toutefois se demander s’il ne s’agit pas plutôt d’un simple d’accompagnement de son client.   Du reste, dans le cadre de Pentalog, je dirai précisément que ce type de demande ne s’inscrit pas dans notre politique offshore, qui est basée sur des métriques industrialisés, sur des moyens totalement mutualisés et supervisés par un contrôle de gestion de production globalisé.  Ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas prendre en charge ce genre d’opération, mais elle sera plutôt envisagée comme un accompagnement de notre client dans une zone que lui ne connaît pas bien. Nous créerons dans ce cas une « agence » ou un « plateau » tout proche de ses locaux et proposerons nos services sur la bases de coûts salariaux locaux, que lui-même rencontre localement, auxquels nous ajouterons les coûts de structure de l’opération… au final, nous facturerons en intégrant une marge/CA qui correspondra aux attentes du groupe ! 

Est-ce intéressant, financièrement, pour le client ? S’il nous le demande, c’est qu’il pense que oui. Et moi ? Je pense également qu’il y gagnera de toute façon, d’un simple point de vue du coût direct, relativement à ses contrats d’outsourcing antérieurement produits en France. Toutefois, c’est sur la composante des charges de structure que l’opération pourrait s’avérer plus coûteuse qu’en faisant simplement appel à un offshorer dûment référencé et sur la base de ses moyens préexistant :

- pas de mutualisation des infrastructures techniques

- pas de mutualisation de managers de haut niveau

- création dau moins un poste administratif local

- pas de gestion cohérente du staffing quand on a un seul client 

Tout ça pèsera sur le coût final de l’opération, car il nous faudra trouver des réponses spécifiques à cette organisation. Le client estime lui qu’il gagnera en efficacité en disposant d’une relation de totale proximité avec son fournisseur. Why not? Aux SSII qui entendraient en ce moment ce genre de discours, et qui n’auraient encore rien implanté en offshore, je souffelerai à l’oreille, qu’en tant qu’outsourcer et conseil… elles n’ont pas été très pro-actives.

Posted on jeu., 10 jul. 2008 17:06 by flasnier (1308 day(s) old)
Comments[1] Trackbacks[0] Technologie et organisation offshore/ Permalink


Commentaires sur cette entrée :

Déposé le jeu., 14 aou. 2008 18:43 par Hedwige


Bonjour,

Je suis actuellement en Master II Gestion des Organisation parcours Achat International à l’université Paris XI, en alternance.
J’effectue mon mémoire sur l’offshore dans les prestations intellectuelles.
Serait-ce possible de nous entrenir à ce sujet, j’aimerais beaucoup avoir un retour d’expérience de votre part afin d’éclairer mon mémoire de témoignages professionnels.
Je vous remercie par avance!

Cordialement,

Hedwige.




Laisser un commentaire :